La municipalité de Fontenay-sous-Bois a toujours accordé une attention particulière à l’insertion professionnelle des jeunes. Ainsi, quand le mouvement de décentralisation a transféré aux communes des missions antérieurement dévolues à la police nationale, comme la surveillance des abords des écoles, une réflexion a été menée. Le volonté de conserver une présence humaine était claire, mais le volume horaire de travail peu élevé (10 heures hebdomadaires) rendait difficile un recrutement classique dans de bonnes conditions.
L’idée de coupler ces contrats à un volet insertion s’est donc très vite imposée. La mairie a décidé de créer un ACI, qui a démarré en 2007. Elle s’est rapprochée d’une SIAE locale, Urbatir, qui prend en charge, dans ses locaux, les cours de remise à niveau sur les savoirs élémentaires (français, mathématiques...), ainsi que de l’Ecole de Conduite Française (ECF). La formation, principalement destinée aux jeunes issus des quartiers « politique de la ville » (mais pas uniquement), s’articule autour de la réussite au permis de conduire (code et conduite, séances collectives et individuelles, examens blancs, et 35 heures de conduite minimum).
Réparties sur cinq plages horaires d’une demi-heure chacune, la surveillance des points de passage aux abords des écoles nécessite en effet une connaissance du code de la route et des gestes réglementaires. L’absence de permis de conduire étant un frein important dans la recherche d’emploi, c’est tout naturellement que l’examen est envisagé à la fois comme un outil d’insertion professionnelle et comme un support de formation à la citoyenneté, à la prévention et la sécurité. Pour renforcer cette volonté, les salariés de Surveillance Ecole passent également une certification aux gestes de premier secours. De plus, le rôle stratégique qu’occupent les salariés du chantier oblige à développer les capacités relationnelles : il faut beaucoup parler, créer du lien, avec les élèves, les parents et... les automobilistes.




